ma vie depuis ma naissance entrecoupée d' un compte rendu de mes lectures favorites et de coup de coeur particulier sur l' actualité
Le salon du livre du Touquet se tient tous les ans le week-end du 11 novembre.
Ce n' est pas un salon banal puisqu' un Prix du Premier Roman est attribué par un jury présidé par PPDA en personne. De plus , cette année, un sponsor supplémentaire a
permit de décerner un prix des "Lycéens" à
l' exemple du "Goncourt".
Comme PPDA le souligne, Le Touquet étant loin du microcosme parisien, le jury ne subit pas d' influences néfastes. Le jury ( des personnalités touquettoises) lit tout ce
qui paraît comme "premier roman" depuis le 1° janvier, il sélectionne début octobre une liste de 5 romans qu' il envoit à PPDA, lequel n' a pu qu' à choisir.
Le lauréat devient souvent un romancier plus ou moins célèbre par la suite.
Cette année, c' est Virginie Ollagnier pour "Toutes ces vies qu' on abandonne" qui l'a emporté, mais c' est surtout de Solenn Colléter avec son roman "Je suis morte et je n' ai rien appris" dont
je veux vous parler. C' est elle que les lycéens ont choisie.
80 % des "premiers" romans sont des oeuvres de 150 à 180 pages. Solenn, d' emblée, sort un livre grand format de 360 pages ! Boom ! Le manuscrit a été accepté sur le champ par l' éditeur Albin
Michel.
Lors de la remise du prix, PPDA, séducteur invétéré, a eu un petit mot gentil pour elle à propos de ses lunettes à montures rouges assorties à son corsage rouge.
Le soir, nous nous sommes trouvés à un apéro-débat autour de Philippe Claudel, l' auteur des "Âmes grises" et du "Rapport de Brodeck" , et la petite Solenn y était également. C' est presque
naturellement qu' elle est venue vers ma femme et moi pour trinquer après le débat littéraire.
Elle travaille chez Airbus à Toulouse, d' où le titre de mon article...
Le thème principal est le bizutage, c' est certainement très autobiographique comme tout premier roman, mais il y plein d' autres choses qui ont plu à PPDA parce qu' elles lui rappellent
des souvenirs propres ne serait-ce que le prénom de l' auteure ,"Solenn" ,qui évidemment lui fait penser à Solène, sa fille décédée.
Nous avons l' impression d' avoir fait la connaissance d' une future grande écrivaine. Ma femme, qui a bien entamé la lecture du livre est emballée.
Nous avons une belle-soeur, Hélène Morvillers, qui travaille également
chez Aibus et qui va
publier son second livre prochainement. Le monde est petit...