Quand nous avons retenu notre séjour de vacances en Crête, nous étions bien décidésà bouger un peu pour aller à la rencontre
des sites pittoresques qui illustrent les catalogues des agences de voyage. Hélas, des circonstances que je vous relaterai dans le prochain article ne l' ont pas permis.
Nous n' étions pas malheureux, loin s' en faut. L' hôtel était très confortable et la nourriture excellente. Nous avions tout le loisir d' observer nos compagnons de vacances. Quelques français,
vraiment très peu, beaucoup d' allemands et de russes. Ces derniers, tous jeunes trentenaires et les allemands, plutôt de notre âge que je ne dévoilerai pas...
Les russes, en couple avec petits enfants, se distinguent surtout par la beauté de leur femme. D' habitude, ils se distinguent aussi par leur assiduité au bar "all inclusive", mais cette fois-ci,
c' était uniquement par leurs "poupées". Pas de seins nus...ou presque pas, mais en revanche des derrières qui ne se cachaient pas le moins du monde. Autour de la piscine
c' est évident, mais aussi le soir au restaurant. Leurs jupes du soir étaient plutôt des ceintures larges...Elles pouvaient se le permettre car la plus grande partie de leur anatomie visible
était irréprochable. Un jour que nous étions à côté d' une table de vacanciers suisses, la dame eut cette phrase charmante : "Même à moi, qui suis une femme, j' avoue que ça me fait de l' effet..."
ceci en regardant une belle qui allait se servir une grosse assiette de crudité.
Nous entendions donc beaucoup parler allemand autour de nous et Françoise eut cette réflexion : "on a tellement vu de films de guerre avec des allemands, qu' à les entendre parler, on a envie de se
mettre au garde à vous" et moi d' ajouter : " et de dire : yawohl, mein herr !" cela me fait penser à cette phrase du cinéaste Woody Allen : "Quand j' entend de la musique de Wagner, j' ai envie d'
envahir la Pologne". Ou à cette autre de Pierre Assouline :" L' allemand, ce n' est pas une langue, c' est une maladie de la gorge"
Les allemands se tiennent généralement bien, sauf certains qui profitent au maximum de la formule "tout inclus". Tel celui-ci qui promenait à la place de son ventre comme une énorme barrique. Dès
l' ouverture du bar, il réclamait du Cinzano, boisson qui a la réputation de ne pas laisser indemne les neurones. Le soir il finissait au Cognac, certainement pour purger un peu les canaux....Il
marchait droit, malgré tout...
Nous avons fait une seule excursion, le temple de Minos, roi qui vécut il y a quarante-cinq siècle et dont l' architecture du palais est pleine d' inventions qui dénotent un esprit très
développé.