Depuis mon adolescence, je garde, je classe, les livres qui m' ont marqué.
Avec l' arrivée de l' informatique et notamment le logitiel Excel, j' ai pris mon courage à deux mains et j' ai répertorié tous les volumes et leurs emplacements dans la maison. Maintenant que
le gros du travail est fait, je n' ai plus qu' à entrenir le fichier. Je sais où se trouve chacun des 478 livres que nous possédons, ma femme et moi. Quand j' en prête un, je peux le noter sur
le fichier.
Lorsque j' ai "attaqué" la lecture pour de bon, j' avais 16 ans. A cette époque, je ne m' occupais pas de prix littéraires qui d' ailleurs étaient beaucoup moins nombreux qu' aujourd' hui, je
lisais ce que certains profs me conseillaient ou certains copains. C' était du lourd...du qui vous rend moins idiot, du qui vous boulverse. Je me souviens d' un copain en première,( il ressemblait
comme deux gouttes d' eau à James Dean), qui lisait le plus sérieusement du monde "Les Frères Karamasov" en salle d' étude. J' ai essayé deux ans plus tard et je n' ai pas pu...
J' ai beaucoup lu en prépa, au service militaire et après notre mariage car nous n' avions pas la télévision. Tous ces best-sellers avalés, sont tous des chefs d' oeuvre
de la littérature mondiale et mon classement me permet de les retrouver facilement.
Dernièrement, à la suite de la lecture du livre de Dominique Lapierre: " Un arc en ciel dans la nuit", je me suis souvenu de deux excellents livres sur le même sujet : la ségrégation raciale en
Af-Sud. Ces livres, je les ai lus et ils sont toujours là.
Je viens de les relire et je dois dire avec la même joie, la même émotion qu' il y a 50 ans. Pleure ô pays bien aimé d' Alan Paton, est une fiction émouvante du début à la fin. Le style est d' une simplicité biblique.
Un pasteur anglican noir, exerce son ministère sur quelques fidèles dans le fin fond d' une campagne très pauvre. N' ayant pas de nouvelles de son fils, il prend le train pour Johannesbourg et part
à sa recherche. Dans cette grande ville, il aura toutes les peines du monde à retouver sa trace. Malheureusement, il arrivera trop tard pour éviter un crime dont l' auteur est son
fils....
En plus de l' intrigue on pourrait dire, policière, l' auteur nous délivre sa pensée profonde concernant la ségrégation raciale. Il nous explique en quelques pages comment s' est joué le sort de l'
Afrique du Sud pendant les 50 ans qui suivirent. C' est un livre qui vous laisse béat d' admiration et dont vous avez du mal à sortir.
Alan Paton est un blanc, fondateur et président du Liberal Party qui s' opposa à l' apartheid. Son parti fût banni en 1968. Je ne suis pas un homme libre de Peter Abrahams est une biographie écrite par un auteur noir qui a émigré en Angleterre pour publier ce
livre et raconter ainsi au monde entier ce qui se passait en Af-Sud.
L' auteur raconte son enfance et sa jeunesse dans les bidonvilles autour de Johannesbourg entre 1920 et 1945. C' est un peu "Les Misérables" version Afrique. Les statuts de l' apartheid ne sont pas
encore publiés mais la ségrégation fait rage. L' auteur, bien que métis, subit à peu près les mêmes outrages que ses frères noirs. C' est bouleversant, mais sans misérabilisme et sans méchanceté
vis-à-vis des blancs.
C' est le point commun aux 2 livres. Ils font ressortir qu' il y avait quelques blancs qui militaient pour qu' on tienne compte que le pays appartenait de droit divin aux noirs, même si
des Hollandais s' y était installés en 1652.
Le livre d' Alan Paton a été réédité en Livre de Poche en 1997, mais vous pouvez mettre des enchères sur Ebay, vous l' obtiendrez pour un prix modique. Celui de Peter Abrahams vous donnera
peut-être du fil à retordre, il était édité à l' origine chez Casterman.
tu possèdes des trèsors dans ta bibliothèque !!,j'en ai lu quelques uns notamment : pleure au mon pays bien aimé ; que j'avais beaucoup aimé .<br />
il faudra que tu m'expliques comment tu as fait pour classer avec excel